
À quelques kilomètres de la frontière française, les marais d’Harchies constituent une zone humide essentielle à la biodiversité. Ils accueillent notamment de nombreux oiseaux migrateurs qui y trouvent une halte indispensable pour se reposer et se nourrir.
Depuis plusieurs années, associations, naturalistes et gestionnaires travaillent à restaurer et préserver cet espace exceptionnel. Pourtant, ces efforts sont confrontés à une situation préoccupante : alors que les oiseaux sont protégés en Belgique, la chasse reste autorisée à proximité immédiate du site, de l’autre côté de la frontière.
Les détonations perturbent non seulement les espèces considérées comme du « gibier d’eau », mais l’ensemble de la faune présente dans les environs. Elles peuvent notamment déranger les oiseaux migrateurs, déjà fragilisés par la disparition des habitats, le dérèglement climatique et la raréfaction des ressources alimentaires. Des centaines d'oiseaux sont ainsi tués chaque année.
Face à cette situation, les associations environnementales ont interpellé les autorités à plusieurs reprises. En mai, j’ai également interpellé directement le préfet français afin de demander une mesure concrète : mettre fin à la chasse à proximité des marais d’Harchies, afin de ne pas compromettre le travail de restauration de la biodiversité mené côté belge.
La réponse est claire : le préfet n’envisage pas d’interdire la chasse à proximité des marais, estimant qu’il n’y aurait pas de problème concernant les populations de « gibiers d’eau ».
Mais l’enjeu dépasse largement cette seule question. Il s’agit de préserver une zone de quiétude pour l’ensemble de la faune et, en particulier, pour les oiseaux migrateurs.
Le 21 août dernier, 750 personnes se sont réunies à Bernissart pour demander la création d’une zone tampon de 1.500 mètres sans chasse autour de la frontière. Cette mesure permettrait de mieux protéger les oiseaux fréquentant les marais et de donner davantage de cohérence aux efforts entrepris pour restaurer cet espace naturel. Malgré la fin de non-recevoir des autorités française, nous poursuivons la mobilisation afin d'assurer que les efforts de conservation entperis en Belgque ne soiient pas mis à mal par la chasse qui se pratique en France.
Les marais d’Harchies constituent un patrimoine naturel exceptionnel. Leur préservation demande du temps, des moyens et une mobilisation constante. Le CRIE d’Harchies et ses guides contribuent également à faire découvrir cette richesse naturelle à travers des visites et activités régulières.
👉 Pour découvrir leurs activités : crieharchies.natagora.be
La mobilisation continue. Protéger la nature, c’est aussi protéger les lieux où elle peut encore respirer. 🌱