Sélectionner une page

L’indemnité de frais généraux est le montant que les député.e.s européen.ne.s reçoivent chaque mois afin de couvrir leurs frais de bureau. Au sein du groupe des Verts au Parlement européen, nous nous imposons des règles strictes concernant l’utilisation de cet argent. Voici un aperçu de mes dépenses.

L’indemnité de frais généraux, dont le montant s’élève à environ 4.575 €, représente l’une des rares dépenses pour lesquelles le ou la député.e n’est pas tenu de rendre des comptes. Il s’agit pourtant de fonds publics provenant des contribuables européen.ne.s. Il nous semble donc important que ces dépenses soient transparentes et fassent l’objet d’un rapport. C’est pourquoi le groupe des Verts/ALE a adopté une politique interne visant à garantir une transparence accrue et une utilisation plus efficace de l’indemnité de frais généraux.

1. L’indemnité de frais généraux doit être versée sur un compte bancaire séparé.
2. À la fin de chaque mandat, les députés Verts/ALE reversent les fonds non utilisés au Parlement européen.
3. Les députés Verts/ALE doivent pouvoir prouver qu’ils utilisent bien cette somme aux fins auxquelles elle est prévue. A cette fin, je conserve un ticket ou une facture pour chaque dépense. Voici une liste des dépenses que nous nous autorisons.

  1. Téléphonie : remboursement de mes frais et de ceux de mes assistant.e.s.
  2. Communication : frais nécessaires pour faire connaitre mon activité de parlementaire auprès des citoyens.
  3. IT : j’ai besoin au quotidien de divers outils informatiques. Avec la pandémie, les réunions en ligne sont devenues la norme, j’ai donc un abonnement auprès d’un service spécialisé. J’ai aussi un abonnement auprès d’un service de newsletter.
  4. Fournitures de bureau : stylos, blocs note, rames de papier, thé et café…
  5. Frais de restauration : frais de café ou restaurant dans le cadre de rencontres professionnelles (en aucun cas pour des réunions privées).
  6. Transport et mission : pour couvrir les frais liés à des déplacements professionnels (autres que les déplacements à Strasbourg, qui sont couverts directement par le Parlement européen).
  7. Journaux et livres : comme parlementaires, nous nous devons de suivre de près l’actualité, et avons donc divers abonnements presse, que je partage avec mon équipe. Ils m’arrivent aussi d’acheter des livres dans le cadre du travail législatif.
  8. Formation : moi et mon équipe pouvons avoir occasionnellement besoin de nous former à l’une ou l’autre tâche afin d’être plus efficace, comme n’importe quel employé qui bénéficie de formation continue.
  9. Traduction.
  10. Location de bureau : la GEA permet de louer une permanence dans son pays. Ça n’est pas mon cas, puisque je vis à 40 minutes de Bruxelles. Il peut, occasionnellement, m’arriver louer une salle de réunion quelque part.
Un tiers de l’allocation utilisé

Depuis le début de mon mandat, j’ai utilisé un peu moins de la moitié de ma GEA (16% téléphonie, 15% IT, 15% communication, 15% traduction, 11% formation…). C’est un montant assez faible, qui s’explique notamment par l’arrêt d’un certain nombre d’activités suite à la crise sanitaire, comme les visites de terrain ou l’organisation de séminaires.

Comme exigé par les règles fixées au sein du groupe des Verts, le solde sera restitué au Parlement européen. L’utilisation de cet argent sera audité d’ici la fin de mon mandat afin de s’assurer qu’il a été utilisé conformément aux règles. Nous plaidons d’ailleurs pour que cette exigence de transparence s’applique à tou.te.s les eurodéputé.e.s.

Share This