J’intervenais ce matin en plénière du Parlement européen lors d’un débat sur la situation en Syrie. Nous avons avec nombre de mes collègues condamné fermement le retrait des troupes américaines et l’offensive turque qui s’en est suivie. Nous avons appelé à un embargo sur l’exportation d’armes ainsi qu’à des sanctions ciblées. Je vous invite à consulter l’intervention de ma collègue hollandaise Tineke Strik qui reprend la position des Verts sur l’offensive turque.

#BringThemBack

 

Ce fut pour moi l’occasion de rappeler que cette offensive militaire a de graves conséquences pour les camps de réfugiés de la région, notamment le camps d’Al-Hol qui abrite près de 80.000 personnes dont près d’une centaine de ressortissants belges, principalement des enfants de moins de 5 ans. Ces enfants nés sur place suite au départ pour la Syrie de leurs parents sont victimes d’une guerre qu’ils n’ont pas choisie.

Je rendais hommage dans mon intervention à leurs grand-mères en Belgique qui se battent comme des lionnes pour que leurs petits-enfants reviennent et puissent vivre en sécurité.

Il est question de vie ou de mort pour ces enfants, et seule la volonté politique peut les sauver.

Nous appelons à une action coordonnée au niveau européen, que la Belgique et les États Membres concernés, mettent tout en œuvre afin de faciliter le rapatriement et se fassent une priorité d’assurer l’intérêt supérieur de ces enfants, consacré par la Convention International des Droits de l’Enfants (CIDE) dont nous fêtons les 30 ans cette année.. tout un symbole !

Par ailleurs, je profite de ce post pour rappeler qu’il est grand temps que le gouvernement belge écoute l’avis des experts. En Belgique, l’OCAM (Organe de coordination pour l’analyse de la menace) et plus récemment le Procureur fédéral Frédéric Van Leeuw, plaident depuis plusieurs semaines déjà pour le rapatriement des combattants djihadistes belges afin qu’ils soient jugés en Belgique, évaluant que ce rapatriement ne constitue pas une menace mais un enjeu sécuritaire évident.

Bernard De Vos Dumont, Délégué général aux droits de l’enfant, rappelle depuis plusieurs mois que de nombreux enfants se trouvent dans ces camps dans des conditions humanitaires dramatiques et doivent impérativement être rapatriés.

La semaine passée, une carte blanche parue dans La Libre et signée par de nombreux universitaires, mandataires politiques et représentants associatifs demandaient également un rapatriement sans délai de ces enfants.

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