Sélectionner une page

Les personnes les plus vulnérables et fragiles d’entre nous – sans-abris, travailleur.euse.s précaires, familles en situations de pauvreté, migrant.e.s sans papiers – subissent de plein fouet les conséquences économiques et sociales de la crise que nous traversons. Du fait de la pandémie et du confinement, beaucoup d’associations d’aide ont dû revoir leur fonctionnement voir suspendre leurs activités.

De nombreux moyens informels de survie ne sont également plus possibles, rendant la vie en rue extrêmement difficile et les besoins en nourriture, soins et hébergements cruciaux. Les retours de terrain des travailleuses et travailleurs sociaux sont éloquents, la situation humanitaire est dramatique et les besoins immenses.

Le Parlement européen réuni en séance plénière vote une série de mesures d’urgences pour faire face à la crise. Parmi celles-ci, le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) doit être renforcé et adapté afin de répondre à l’urgence actuelle. Le FEAD permet de soutenir financièrement les actions menées par les pays de l’UE pour apporter une aide alimentaire et/ou une assistance matérielle de base aux plus démuni.e.s. Il s’agit notamment de denrées alimentaires, de vêtements et d’autres biens essentiels, tels que des chaussures, du savon ou du shampoing.

Le renforcement du FEAD tel que négocié par l’équipe du Parlement – et je veux saluer ici le travail de ma collègue allemande Katrin Langensiepen et des associations du secteur actives sur le dossier – permettra de mobiliser ce financement plus rapidement mais aussi de manière plus simple pour les associations du secteur. Point essentiel de cette négociation, alors que la Commission européenne proposait initialement de ne fournir que des chèques électroniques afin de procéder aux achats nécessaires, plutôt que directement des produits de première nécessité vu les restrictions dans les distributions ayant court actuellement, nous avons proposé avec succès que ces chèques ne se limitent pas à un format électronique sachant par exemple que tout le monde ne dispose pas de moyen de paiement électronique, mais soient le plus inclusif possible afin de permettre à tous les types de public de s’en servir. Le financement tel que revu permettra également d’acheter des équipements de protection et de couvrir certaines subventions à 100 % (et non via un co-financement comme habituellement).

C’est un petit pas dans la bonne direction dans la prise en compte des besoins des plus précaires, mais ces aménagements ne sont que des arrangements temporaires d’urgence dans le contexte du Covid19.

La lutte contre la pauvreté doit être une priorité constante de notre action politique.

Share This