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Avec mon groupe des Verts/ALE au Parlement européen, j’ai publié aujourd’hui une étude sur les pratiques de la surveillance biométrique de masse dans l’Union européenne, par exemple la reconnaissance faciale ou l’analyse comportementale dans les espaces publics.

Rapport et carte interactive

Le rapport révèle l’expansion alarmante de la surveillance biométrique de masse dans l’UE et comment ces technologies ont déjà été mises en œuvre dans des villes et des pays entiers. Il présente également les évaluations et les avertissements des autorités chargées de la protection des données dans toute l’Union, et la manière dont ils ont été ignorés ou combattus par les agences gouvernementales. Une carte interactive permet de visualiser l’ampleur de ces expérimentations et du déploiement de ces technologies.

Nécessité d’une action immédiate

Au cours de la présentation de l’étude le 25 octobre en compagnie de l’auteur du rapport Francesco Ragazzi et de l’eurodéputé Verts/ALE Patrick Breyer, j’ai exhorté les représentants des médias et la société civile à prêter une attention accrue au développement continu de ces technologies portant atteinte à la vie privée et qui sont souvent pseudo-scientifiques. Les technologies de reconnaissance faciale et d’analyse comportementale sont sujettes à des erreurs et menacent sérieusement les droits et libertés fondamentales (pour en savoir plus, vous pouvez lire mon article à ce sujet).

En tant que commanditaire de l’étude, j’ai souligné la nécessité d’une action immédiate :

« Il est très inquiétant que des expériences de reconnaissance faciale dans des espaces publics aient été menées sans autorisation légale. Cela montre comment, malgré le discours public contre leur utilisation, ces technologies sont développées en cachette. Il est de la plus haute importance de décréter une interdiction claire et d’interdire le déploiement de technologies de reconnaissance faciale et comportementale à distance, qu’elles soient indiscriminées ou ciblées, dans les espaces publics. La transparence et l’encadrement de ces technologies doivent être renforcés pour permettre un contrôle public réellement efficace. »

Les conclusions de l’étude ont été discutées plus en détail lors d’un webinaire le 25 octobre.  Après la présentation des principales conclusions et recommandations des études, des experts se sont concentrés sur deux études de cas : l’expérience de l’aéroport de Zaventem et les tests de surveillance biométrique à la gare de Berlin Südkreuz.

Prochaines étapes

Le Parlement européen débat actuellement de l’opportunité d’interdire la surveillance biométrique de masse dans la nouvelle loi sur l’intelligence artificielle (AI Act). Une récente résolution non contraignante s’est prononcée en faveur d’une interdiction, mais les gouvernements de l’UE s’y opposent fermement. Il faut donc continuer à lutter pour que le les velléités sécuritaires ne prennent pas le dessus sur nos libertés fondamentales. Pour participer à ce combat, signez l’initiative citoyenne européenne intitulée « Reclaim Your Face » qui milite pour une interdiction de l’usage des technologies de surveillance biométrique et qui  vise à recueillir 1 million de signatures.

Pour aller plus loin : 

Ils en parlent dans la presse :

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