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La crise que nous traversons n’épargne personne, mais nous ne sommes pas toutes et tous égaux face à la pandémie et ses conséquences. Les personnes les plus vulnérables, isolées, en situation de précarité, sans-abris, migrant.e.s et sans-papiers, les femmes… ainsi que les personnes en détention sont durement touchées par les mesures mises en place pour lutter contre le virus. Exacerbant des tensions et des situations sociales déjà extrêmement tendues dans des secteurs qui souffrent d’un manque structurel de financements et de priorisation politique.

 

Souvent oublié.e.s des discours publics, les prisonnier.ère.s – sans oublier la situation de 1ère ligne du personnel pénitentiaire qui subit les conséquences de ces politiques publiques – font partie des publics à risque face à l’épidémie. Ielles le sont notamment du fait de leurs conditions de vie, de la promiscuité liée à la surpopulation qui existe dans l’immense majorité des établissements pénitentiaires, de leur état de santé souvent dégradé et de la difficulté l’accès à la santé.

Relayant l’appel de la Haute Commissaire aux Droits Humains de l’ONU, Michelle Bachelet (à lire ici), nous avons écrit avec 60 de mes collègues eurodéputé.e.s à la Commission européenne et au Conseil afin que les personnes détenues et le personnel des prisons soient inclus dans les publics prioritaires pour le matériel de protection et de testing.

Nous demandons à ce que des mesures soient prises rapidement afin de réduire la population pénitentiaire, en libérant les condamnés en fin de peine condamnés pour des délits mineurs ou en exécutant des peines alternatives. Nous demandons à ce que les droits fondamentaux des détenu.e.s soient respectés notamment le droit à la vie privé et familiale par le maintien des liens, au moins par téléphone, avec leurs familles, avocats et les associations.

Retrouvez-ci dessous le courrier envoyé :

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