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Dans une décision qui fera date, la cour administrative de Bordeaux en France a décidé de s’opposer à l’expulsion d’une homme bangladais vers son pays d’origine du fait des risques que créé pour sa vie la pollution atmosphérique au Bangladesh. C’est une décision très importante démontrant l’importance du critère climatique pour évaluer le droit au séjour d’une personne migrante.

Alors que nous sommes nombreux et nombreuses à vouloir la prise en compte des conditions environnementales et climatiques dans les politiques migratoires, c’est une excellente nouvelle vers la reconnaissance des migrations environnementales en Europe. Nous espérons vivement que cette décision fera jurisprudence en France et en Europe, et qu’elle inspirera les législateurs.

Je vous en parlais il y a quelques mois, j’étais rapportrice en commission LIBE sur un rapport sur les déplacés environnementaux. Ce rapport préconise précisément que la violation du droit à la vie du fait des changements climatiques et environnementaux soit intégré dans les obligations de non-refoulement des États membres.

Pour en savoir plus sur ce jugement :

 

Pour (re)lire mon travail sur le sujet.

 

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