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Tout porte à croire que nous nous dirigeons vers un nouveau confinement. Et comme lors de la première vague, nous compterons sur Amazon pour nous livrer des masques et du gel hydroalcoolique, des moules à pain ou des livres qui nous permettront de passer le temps…

Contrairement aux commerçants “physiques”, cette période est une aubaine pour la plateforme numérique qui a augmenté de 40 % son chiffre d’affaires trimestriel au printemps et dont le cours boursier a dépassé les attentes les plus optimistes des analystes financiers.

Mais, cela ne doit pas nous faire oublier les conditions de travail déplorables des travailleurs du géant américain déjà bien documentées. Suite aux dernières frasques antisociales de la firme californienne, nous sommes plusieurs dizaines d’eurodéputés à avoir adressé un courrier à Jeff Bezos, CEO d’Amazon, l’individu le plus riche de la planète.

Amazon a publié récemment des offres d’emploi pour des analystes en charge d’identifier des menaces. Selon le profil de fonction, les activités syndicales sont aussi dangereuses que groupes terroristes… Les “dirigeants politiques hostiles à Amazon” sont aussi dans le collimateur. Est-ce à dire que le groupe veut espionner les ministres et (euro)députés en faveur de la taxe sur les GAFA (dont on parle depuis plusieurs années) et qui est une pomme de discorde entre Européens et Américains ? Nous ne pouvons transiger sur le respect de la démocratie et de l’État de droit ou sur le respect des conventions de l’OIT, telles que celles prévoyant la liberté d’association et de défense des droits des travailleur.euse.s.

Depuis sa publication, l’offre d’emploi a créé de tels remous qu’elle a été retirée. Mais, il n’y a pas de fumée sans feu. Qu’est-ce que cela cache exactement ?

C’est pour répondre à cette question que nous avons écrit à Jeff Bezos (lien cliquable pour lire le courrier).

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